Psychanalyse

La psychanalyse est un art, celui d’une écoute active entre deux participants : un analysant et un psychanalyste. La psychanalyse est un art de la parole qui dit quelque chose au Sujet, ce qui fait évènement, mouvement corporel et psychique, élaboration, dénouement.

Entreprendre une analyse ne va pas de soi, cela s’impose à soi lorsque le symptôme interroge sous toutes ses formes : angoisse, dépression, deuil, compulsion d’échecs, confusion, mal-être, conflits répétés, problème sexuel, évènement de vie…. Il y a une nécessité à vouloir aller mieux, à changer, qui s’impose à soi ; une nécessité parfois vitale à entreprendre la démarche. En effet, mieux se connaître n’est pas le seul but de la psychanalyse, il faut que quelque chose ne tourne pas rond, que quelque chose « cloche » pour entreprendre et faire ce pas de plus vers sa psychanalyse. La psychanalyse permet cela : mettre de l’ordre et trouver son sens.

L’efficacité de la cure analytique tient du paradoxe qu’elle ne garantit rien mais transforme abondamment. L’expérience de ceux qui n’ont « rien lâché sur leur désir », pour reprendre cette phrase de Lacan, le montre. Elle permet de faire éclore ses propres fruits, de son arbre singulier, en son temps.

La psychanalyse est singulière, unique. De ce fait il n’existe qu’une psychanalyse, celle qui est entreprise par soi-même en présence d’un psychanalyste.

Le psychanalyste ne juge pas, ne conseille pas, n’évalue pas : c’est l’éthique de la psychanalyse. Son lieu d’exercice est un lieu strict de confidentialité où il est possible de tout dire, d’associer librement, d’explorer son jardin secret et d’y découvrir le sens de son désir… .
La psychanalyse n’est pas une relation froide, rigide, purement intellectuelle. Elle est une relation humaine structurée et structurante, ouverte à tous et à chacun. Elle est respectueuse de la parole de l’analysant, de ses émotions, de ses résistances inconscientes. Les formations de l’inconscient (symptômes, lapsus, actes manqués, transferts, etc.) essaiment des graines qui prendront vie en se dénouant au fil des séances dans le cadre d’un accompagnement rigoureux.

La formation de l’analyste : Le psychanalyste a réalisé une longue psychanalyse (en moyenne 7 ans mais souvent plus !). C’est sa formation didactique de base. Il suit des séminaires concernant l’inconscient au sein de sociétés psychanalytiques. Souvent il a suivi des formations complémentaires de psychothérapies. Il est supervisé dans sa pratique. Il peut, parfois, avoir suivi un cursus universitaire de psychologue, de psychiatre ou de médecine, mais cela ne peut dispenser d’une longue analyse personnelle s’il souhaite exercer la fonction de psychanalyste. Ce n’est pas un diplôme universitaire qui fait la qualité professionnelle du psychanalyste : de ce fait (et pour bien d’autres raisons) il n’existe pas et ne pourra exister de diplôme de psychanalyste.

Quelques Mots clés : Association libre – Transfert – Lapsus – Résistance

Le cadre analytique : Entretien en face à face et/ou divan. Rythme : 2 à 3 séances par semaine. Les vacances sont définies par avance. Les séances annulées sont dues. Tarif : Il est défini lors du premier entretien.

La durée de la cure : De quelques mois à quelques années.